Massage tantrique et thérapie —
deux chemins qui se parlent.
Il y a des personnes qui viennent me voir en parallèle d’un travail thérapeutique. Psychothérapie, psychanalyse, thérapie corporelle — les approches sont diverses. Certaines me sont adressées directement par des sexologues ou des thérapeutes. D’autres arrivent seules, portant dans leur corps ce que les mots n’arrivent pas encore à dire.
Ce que j’observe, dans ces situations, est toujours le même : les deux approches s’alimentent. Ce qui se dénoue dans le massage ouvre quelque chose que la thérapie peut alors toucher. Et inversement — ce que le travail thérapeutique met à jour trouve dans le massage un espace pour s’incarner, descendre du mental dans le corps, y prendre racine autrement.
C’est un travail précieux et nécessaire. Mais parfois, il y a des choses que le corps sait avant le mental. Des mémoires qui n’ont pas de mots. Des tensions qui ont une adresse précise dans le dos, le ventre, la gorge — et qui ne se libèrent pas par la compréhension seule.
C’est là que le massage peut intervenir. Pas en remplacement du travail thérapeutique. En complément. En dessous, en quelque sorte. À un niveau plus archaïque, plus silencieux. Là où la main qui se pose doucement sur un dos fait circuler quelque chose que vingt séances de parole n’avaient pas encore atteint.